CAMPS DE CONCENTRATION NAZIS

CAMPS DE CONCENTRATION NAZIS

1942 TREBLINKA 1945

 

Treblinka est le troisième camp d’extermination de l’opération Reinhard. C’est le plus important, c’est le plus imposant. Construit après Belzec et Sobibor. Treblinka a bénéficié de l’expérience acquise par les SS pour l’installation aussi rationnelle que possible d’un camp d’extermination. Il est destiné à la destruction des juifs de Varsovie et du district de Radom. 

Treblinka est une petite aglomération du nord du Gouvernement général, sur la rivière Bug, affluent de la Vistule. Il est située à 60 kilomètres au nord-est de Varsovie, dans la Voïvodie de la capitale. C’est surtout une gare sur la grande artère ferroviaire reliant Varsovie à Bailystok. 

Le site choisi pour le camp répond aux critères habituel : proximité d’une voie-ferrée, région au sol ingrat, faible population. En effet, il est implanté sur le territoire du village Wolka-Obreglik, à 4 kilomètres de la gare de Treblinka. C’est une région de sable et de marais, sans grande couverture végétales, à part quelques touffes de bruyères, des buissons et ça et la, des bosquets de pins. Les habitations sont clairssemées. Un chemin de fer à voie unique relie la gare de Treblinka à une carrière de sable blanc. La carrière est au milieu d’un terrain nu, si ingrat que les paysans le délaissent comme un désert. Par endroit la terre est couverte de mousse. Ça et la on voit se profiler la silhouette d’un pin chétif, écrit Vassili Grossman. 

 

 Poteau indicateur  pour la direction de la gare 

Depuis le printemps de 1941 avait été mis en service un camp pénitentiaire près de la carrière, à 3 kilomètres du futur camp d’extermination. À des prisonniers juifs et polonais, condamnés parfois à des peines de quatre mois seulement, exploitent le sable et le gravier destinés à la constrution d’habitations et de fortifications. Ce camp va fonctionner jusqu’au 23 juillet 1944, sans aucune liaison avec le camp d’extermination. Vassili Grossmann Indique que le régime  y est proche de celui d’un KZ. Mais sans mise à mort systématique. 

 

Maquette du camp d’extermination de Treblinka 

LE CAMP 

 

Richard Thomalla 1903-1945 

La construction du camp dextermination proprement dit commence fin mai 1942. Les dimmensions et l’aménagement sont inspirés ce ceux de Sobibor. C’est le SS Richard Thomalla qui, venant de Sbibor, dirige les travaux. 

Le camp de Treblinka a la forme d’un quadrilatère irrégulier de 13,5 hectares. C’est peut, mais il n’est pas nécessaire de prévoir de grands barraquements puisque les victimes seront exterminées dès leur arrivée. Il est entouré de barbelés d’une hauteur de 3 à 4 mètres. Des branches de pins sont entrelacées dans ces barbelés enfin de dissimuler ce qui ce passent à l’intérieur du camp. À intervalles réguliers se dressent des miradors équipés de mitrailleuses 

Le Camp comporte deux parties. La première, couvrant les cinq sixièmes de la superficie, est la section administrative et économique. Elle comprend le quai du terminus de la voie ferrée, les bureaux, les cuisines. Les dépôts, magasins, atelier, garage, le potager ect, ainsi que les baraques ou logent les gardiens Ukrainiens. À l’écart, près du quai on été construites les habitations des Allemands ainsi que l’arsenal. 

La seconde partie. Constitue la zone d’extermination, au sud-ouest du camp, elle est entourée de barbelés, eux aussi garnis de branches de pins entrelacés formant une haie. La, se trouvent les baraques où habite les détenus juifs chargés des corvées, deux bâtiments pour le déshabillage des déportés (un pour les hommes, l’autre pour les femmes). Les chambres à gaz, les lieux où les corps sont inhumés, puis incinérés. 

 

Comme à Belzec et Sobibor, les SS qui occupent les fonctions de responsabilités sont peu nombreux une vigtaines environs. Les auxiliaires, les noirs sont entre 100 et 140, Ils sont brutaux et cupides, Comme dans les deux autres camps d’extermination, les corvées sont effectuées par des déportés juifs sélectionnés lors de l’arrivée des convois et choisis pour leurs robustesses ou pour leurs compétences en ce qui concerne les artisans. Leur nombre varie entre 500 et 1 000. Tous sont exécutés périodiquement, et ils le savent. 

Le commandant du camp le SS Eberl jusqu’à la fin août 1942, puis Stangl surnommé Lalka (poupée) par les détenus, c’est lui qui fait assassiner dès leur arrivée les déportés âgés, malades, infirmes ou blessés qui sont conduit sur-le-champ à l’hôpital : en fait d’hôpital, il s’agit de l’endroit soigneusement dissimulé par des barbelés et des branchages où ont lieu les exécutions massives par armes à feu. 

LES CHAMBRES À GAZ 

Elles sont construites sous la direction du SS Erwin Lambert, qui avait participé à la réalisation du programme d’euthanasie. 

Au début. Trois chambres à gaz seulement existent, abritées dans un solide bâtiment en brique. Comme à Sobibor, chacune mesure 4 mètres sur 4, pour une hauteur de 2,6 mètres. Chacune est munie d’une porte de 0,9 mètres de large et de 1,8 mètre de haut, pouvant se verrouiller hermétiquement de l’extérieur. Les parois de ces chambres sont carrelées jusqu’à mi-hauteur. Au plafond, des tuyaux apparents terminés par des pommes d’arrosoir sont destinés à faire croire aux futures victimes qu’elles vont effectivement recevoir une douche alors qu’ils servent à amener le gaz mortel. Celui –ci est fourni par le moteur Diesel d’un char lourd installé dans une pièce voisine. 

LES CONVOIS 

Personne n’était autorisé à s’en approcher. On tirait sans avertissement sur quiconque passait par hasard à 1 kilomètre de la. Jusqu’au tout dernier moment les victimes qu’une ramification de la voie ammenait au camp ignorait le sort qui les attendaient. Les gardiens qui accompagnaient les convois n’était pas admis à franchir l’enceinte extérieure du camp : Lorsque les wagons arrivaient, des SS venaient relever les gardiens. Le train ordinairement composé de soixantes wagons, s’arrêtait dans le bois qui masquait le camp, où il était divisé en trois rames de vingts wagons chacuns, que la locomotive allant à reculons poussait succèssivement jusqu’au quai à l’intérieur du camp; elle-même s’arrêtait juste devant les barbelés, ce qui fait que ni le mécanicien ni le chauffeur ne pénétraient dans le camp. Lorsque la rame était déchargée, le sous-officier SS de service sifflet les vingts wagons suivant qui attendaient à 200 mètres. Quand les soixantes wagons étaient vides, la Kommandatur téléphonait à la station que le convoi suivant pouvait se mettre en route. Celui que l’on venait de décharger partait pour la carrière prendre du sable. 

 Sur le quai, un grand écritaut se veut rassurant (juif de Vasovie, attention)! Vous vous trouvez dans un camp de transit, d’où vous vous serez envoyés plus tard dans des camps de travail. Pour éviter les épidémies, tous vos vêtements et les bagages doivent être soumis à la désinfectation. L’or, l’argent, les devises, bijoux seront remis à la caisse contre reçu. On vous les rendra plus tard sur présentation du reçu. Tous les nouveaux arrivés doivent avant de repartir prendre un bain de propreté corporelle. 

La Commission d’enquête sur les crimes allemands en Pologne décrit ce qui arrive aux déportés à leur arrivée sur le quai du camp : 

Là attendait les SS et les Ukrainiens cravaches en main. Ils ouvraient les wagons et expulsaient brutalement tout le monde dehors. Cela devait se faire rapidement. On tirait sur les résistants et les hésitants. En même temps, les ouvriers juifs vidaient les wagons des cadavres, des bagages abandonnés et des ordures. 

 

Groupe de femmes nues sur le chemin des chambres à gaz. 

Chassées des wagons, poursuit le rapport de la Commission, on faisait avancer les victimes sous les coups de cravaches et les hurlements sur une place derrière le réseau de fils de fer barbelés, où on séparait les hommes, les femmes et des enfants. Les vieux, les malades et les enfants étaient dirigés au Lazaret, où on les fusillait sur-le-champ. Ensuite les SS ordonnaient à tous le monde de  leur remettre l’argent et les bijoux ; ensuite on donnait l’ordre de se déshabiller. La plupart des témoins racontent que des hommes se déshabillaient sur la place même, les femmes et les enfants dans une baraque qui se trouvait à gauche. Dans cette baraque travaillaient soixantes coiffeurs, qui tondaient les cheveux aux femmes. Les hommes complètement dévêtus transportaient en courant, sous les coups incessants, les habits de tout le transport sur un tas à un endroit où ils devaient être triés par la suite. Cette besogne achevée, les femmes tondues, on dirigeait les hommes toujours nus, avec les femmes et les enfants sur le chemin conduisant aux chambres à gaz, en leur disant qu’ils allaient prendre un bain. Au commencement on ordonnait même aux victimes, les trompants jusqu’au bout de tenir à la main un Zloty comme prix à payer pour le bain. Un Ukrainien se tenant dans la guérite placée sur le chemin conduisant aux chambres à gaz encaissait ces zlotys. Par la suite, on renonça à cette pratique. 

Le chemin étroit conduisant des baraques aux chambres à gaz, appelé tuyau. Était baptisé par les SS de Treblinka la rue du ciel. 

LES GAZAGES 

Devant l’entrée des chambres à gaz, se trouvaient habituellement quelques ukrainiens avec des chiens, ils poussaient brutalement les victimes à l’intérieur des chambres à gaz, les blessants souvent. Les condamnés étaient poussés dans les chambre les bras levés pour occuper moins de place, et sur les têtes des victimes ainsi tassées debout, on jetait les enfants. Ainsi que les témoins l’on confirmé, l’axphyxie par le gaz dans les chambres durait quinze minutes environ; puis après un examen de l’état des victimes à travers des ouvertures vitrées spéciales, on ouvrait les portes et la masse tassée de cadavres s’écroulait de son propre poids. Les ouvriers juifs enlevaient immédiatement les cadavres pour préparer la place au groupe suivant de victimes. Depuis l’arrivée du transport sur la voie du camp jusqu’à son extermination dans les chambres à gaz, cela durait au maximum deux heures. Le camp de Treblinka peut être considéré comme un lieu d’extermination de masse. 

La Commission d’enquête résume sobrement la suite du processus d’extermination. L’acte d’accusation présenté devant la cour d’assises de Düsseldorf lors du procès des SS de Treblinka apporte quelques précisions complémentaires. 

Si, malgré tout, une personne était encore en vie à la fin du gazage, celle-ci était tuée au pistolet par le chef du kommando allemand ou par le personnel de surcveillance ukrainien. Pendant la durée du gazage et jusqu’au nettoyage des chambres à gaz, les détenus suivants devaient, même par un froid le plus rude, attendre nus devant le bâtiment. La vue à l’intérieur des bâtiments même leur était bouchée, par une porte  pour les petites chambres à gaz, par un rideau pour les grandes chambres. Cette attente supplémentaire devint atroce pour eux, qui entendaient les cris des personnes dans les chambres. Ce martyre atteignait son apogée losrque les moteurs, assez fréquement, tombaient en panne, et qu’un temps assez long était nécessaire pour les remettre en marche. Après l’extermination, tous les orifices des corps des victimes étaient fouillés par des membres du kommando de travail juif pour y découvrir des objets de valeur. Les dents en or étaient extraites de la bouche au moyen de pinces assez grandes et ramassées dans des récipients. Après l’évacuation des chambres à gaz et leur nettoyage, la fournée suivante était introduite et la procédure recommencait. 

LES FOSSES ET BÛCHERS 

 

Un des très rares documents photographique de Treblinka: Des prisonniers du Straflager tirent un chariot chargé de billes de chemin de fer pour la préparation d'un bûcher en vue de l'incinération des cadavres. 

Témoignage du SS Frank Stangl: 

Ca doit être au printemps 1943. À ce moment-là sont arrivées des excavatrices. On s’en est servi pour vider les grandes fosses communes. Les cadavres enciens furent brûlés sur des grils, et on fit de même avec les nouveaux. Au moment de ces chargements, Wirth est venu à Treblinka, je crois me souvenir qu’il a parlé d’un Standartenführer qui avait fait l’expérience de brûler des cadavres sur des grils, ca marchait merveilleusement. Je sais aussi qu'on a utilisé d'abord des rails de chemin de fer à voie étroite pour constituer le gril. Mais ces rails se révélèrent trops faibles : ils se courbaient sous l’action du feu. On s’est alors servi de rails de chemin de fer normaux.  

TÉMOIGNAGE du SS Heinrich Matthes 

LES BÛCHERS 

C’est Floos qui a fait établir le dispositif de crémation. Des rails avaient été posés sur des blocs de ciment, on y entassait les cadavres. Sous les rails, on brûlait des résineux, on arrosait le bois d’essence. On ne brûlait pas seulement ainsi les cadavres des nouvelles victimes, mais aussi ceux qu’on retirait des fosses. C’est bûchers, dont le nombre exact n’a pu être établi, brûlent nuit et jour à Treblinka. Ces centaines de milliers de corps incinérés produisent des mètres cubes de cendres. Les os résiduels sont broyés. Finalement ces cendres sont répandue dans les fosses venant d’être vidées, en couche alternées avec du sable. Les fosses sont ensuite recouvertes de 2 mètres de terre. 

 

Une fosse commune à Treblinka. 

LES VICTIMES 

Le processus d’extermination a connu deux phases à Treblinka. Le premier convoi immédiatement gazé est arrivé à Treblinka le 23 juillet 1942, composé de 5 000 juifs de Varsovie. La première phase va du 23juillet 1942 au 28 août 1942. Pendant ces 5 semaines de 5 à 7 000 juifs arrivent chaque jour. Puis le rytme s’accélère; certains jours plus de 12 000 déportés sont reçus au camp. Pendant cette première période sont exterminés 215 000 juifs venant du guetto de Varsovie, 30 000 du district de Radom, 17 000 du district de Siedlce, 6 000 du district de Minsk-Mazowiecki, soit en tout 268 000 victimes. 

La seconde période commence en octobre 1942 et va durer jusqu’à la fin, le 27 novembre 1943. L’augmentation de la capacité de la chambre à gaz permet d’asphyxier 4 000 personnes en une seule fois. Au début de 1943, la population juive du Gouvernement général a été à peu près exterminée. Mais Treblinka continue à recevoir des convois en provenance des pays occupés par la Wehrmacht. C’est ainsi qu'’arrive en mars et en avril les derniers convois de juifs du guetto anéanti de Varsovie, ainsi que des convois Yougoslaves et de la Grèce. 

Fin août, il apparaît que les trois chambres à gaz ne suffisent plus pour tuer autant d’êtres humains. Ceux qui ne peuvent être gazés sont fusillés. Globocnik et Wirth arrivent à Treblinka. Ils remplacent le commandant SS Eberl par Stangl et décident la construction de nouvelles chambres à gaz. Ils font édifier un bâtiment rectangulaire en dur contenant dix chambres à gaz, formant une surface de 320 mètres carrés (au lieu des 48 mètres carrés des trois enciennes chambres). Ces nouvelles chambres ont 2 mètres de haut. Elles sont disposées de part et d’autre d’un couloir central. Les portes d’entrée et celles destinées à l’enlèvement des cadavres sont semblables aux enciennes. Par contre, l’entrée du bâtiment est rendue accueillante. Les cinq marches qui y conduisent sont ornées de pots de fleurs des deux côtés. Au-dessus de l’entrée est placée l’étoile de David. Le moteur Diesel produisant le gaz est situé, lui, près des enciennes chambres. Pendant ces travaux, qui durent cinq semaines, les exécutions se poursuivent, à un rythme moins soutenu, dans les trois enciennes chambres. 

LES FOSSE COMMUNES 

Des fosses gigantesques sont creusées par les juifs des corvées afin d’ensevelir les corps. Situées à l’est des chambres à gaz, elles mesurent 50 mètres de long, 25 mètres de large et 10 mètres de profond. Une voie ferrée étroite permet de pousser des wagonnets des chambres à gaz aux fosses. Mais au bout de quelques semaines, comme ces wagonnets se heurtent et déraillent souvent ils sont abandonnés. Les cadavres sont alors traînés par les pieds jusqu’aux fosses. Ils y sont enlignés en couche superposées recouvertes d’une fine couche de sable. 

RÉVOLTE DU 2 AOÛT 1943 

SS STANGL 

Ce doit être au printemps 1943, à ce moment la  sont arrivées des excavatrices. On s’en est servi pour vider les grandes fosses communes. Les cadavres anciens furent brûlés avec des grills et on fit de même avec les nouveaux corps. Au moment de ses changements, Wirth est venu à Treblinka. Je croi me souvenir qu’il a parlé d’un Standartenführer qui avait fait l’expérience de brûler des cadavres. Wirth me raconte d’après cet essais qu'’on pouvait brûler les cadavres sur un grill, ça marchait merveilleusement. Je sais aussi qu'’on a utilisé d’abord des rails de chemin de fer à voie étroite pour constituer le grill. Mais ses rails se révélèrent trop faibles; ils se courbaient sous l’action de la chaleur. On s’est alors servit de rails de chen de fer normaux. 

SOULÈVEMENT DU 2 AOÛT 1943 

Miriam Novitch  

Galewski et les membres du commité savaient parfaitement que, malgré leurs efforts héroïques, ils ne pourraient armers que 200 prisonniers sur 800 à 1000. Ils étaient armés seulement d’une petite hachette et d’une petite scie, l’orsqu’il s’enfuit du camp. Galewski profita de ce jour torride où les SS et surtout de nombreux gardes ukrainiens partirent se baigner dans le Bug éloigné de 20 kilomètres. Le signal devait être donné par un coup de fisil. Plusieurs gardes furent liquidés. Plusieurs SS se cachèrent dès qu’ils entendirent l’explosion du dépôt d’essence. Au procès de Düsseldorf, les inculpés l’avouèrent. Le feu embrassa le camp, n’ayant pas de dynamite à leur disposition, les insurgés ne purent faire sauter les machines d’extermination, qui continuèrent à fonctionnée jusqu’à la fin d’octobre 1943. 

Se sachant condamnés, les juifs de corvées cherchent désespérément le moyen de s’enfuir et même de se révolter. D’autant plus qu’ils sont victimes des caprices et des sévices des SS et de leurs auxiliaires ukrainiens. 

En effet, la plupart des batiments furent détruits par l’incendie provoqué par les déportés, à l’exception des chambres à gaz construites en dur. Mais les révoltés étant maîtres du camp, environ 600 détenus parviennent à s’évader sur le millier présent au camp le 2 août 1943. Ils se réfugient dans la forêt voisine. Des centaines de SS et de policiers, accompagnés de chiens, se lancent à leurs trousses. Même l’aviation est requise. La plupart sont repris. 

Jean-Francois Steiner écrit qu’un an plus tard, à l’arrivée de l’armée Rouge. Il ne restait qu’une quarantaine de survivants, les autres ayant été tués par les Polonais, les résistants de l’Armia Krajowa, les bandes fascistes ukrainiennes, les déserteurs de la Whermacht, la Gestapo et les unités spéciales de l’armée allemande. 

LA FIN 

Ensuite, les chambres à gaz sont dynamitées et détruites. Les baraquements, les enceintes et les autres installations sont démontées et disparaissent. Comme pour les autres camps d’extermination, le sol est labouré, afin que disparaissent toutes les traces. Du Lupin est semé ; des arbres sont plantés. Une fermette est contruite pour les Ukrainiens. Le 17 novembre 1943, le dernier groupe de 30 déportés juifs chargés des ultimes corvées est fusillé. 

 

Mémorial de Treblinka. 

CONCLUSION 

 Le nombre de personnes exterminées à Treblinka ne peut être établi, aucune liste n’étant connue. Ce nombre ne peut qu’être évalué, qu’approximativement. D’après quelques rares borderaux ferroviaires, d’après les indications des témoins polonais, sur l’importance et la fréquence des convois, où d’après l’évaluation numérique des guettos anéantis. 

 La Commission générale d’enquête écrit dans la conclusion de son rapport : Le nombre s’élève à 731 600 personnes au moins. Les victimes furent pour la plupart des juifs citoyens polonais du centre de la Pologne (Varsovie, Radom, Czestochowa, Kielce, Siedlce). En outre on y exterminait des juifs des régions de Bailystok, Grodno et Wolkowysk. On y amenait également à Treblinka les juifs d’Europe occidentale: Les juifs allemands, autrichiens, tchèques et belges, de l’Europe du Sud: les juifs Grècs, en plus des juifs, on a aussi exterminé au camp de Treblinka un certain nombre de Tziganes.) 

 Ce nombre de 700 000 est repris dans l’article L’acte d’accusation du procès de Treblinka. Paul Hilberg avance le chiffre de 750 000, pour les juifs seulement. Comme il s’agit de chiffres minima, le nombre vraisemblable des victimes tués à Treblinka a dû dépasser les 800 000 victimes. 

 



07/04/2013
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